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Culture Intérieure De Cannabis : Quand La Marijuana N’a Rien De Relaxant…

Culture intérieure de cannabis : quand la marijuana n’a rien de relaxant…

Avec les nombreux reportages sur le sujet, nous sommes plus avertis que jamais lorsque vient le temps d’acquérir une maison ou un condo. Déclaration du vendeur, résultat de test de pyrite et inspection préachat : nous prenons tous les moyens à notre disposition pour effectuer un achat prudent et diligent. Et si vous tombiez malgré tout sur une maison ayant servie pour la culture de marijuana ? Lisez notre chronique et voyez les conclusions d’une étude de la SCHL sur le sujet.

Maison de culture : mieux vaut prévenir que guérir

Une inspection préachat complète et professionnelle demeure le meilleur moyen d’éviter d’acquérir une maison à problèmes

Portant sur une douzaine de maisons ayant servies à la culture de marijuana au Canada, l’étude de la société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) visait à démystifier deux aspects de la nébuleuse situation de ces maisons : mieux comprendre les dommages matériels et la contamination de l’environnement qui en résultent. Huit inspecteurs en bâtiment possédant les compétences nécessaires afin de procéder à l’investigation des problèmes de qualité de l’air intérieur (QAI), notamment les problèmes causés par l’humidité et la moisissure dans les maisons, ont été invités à participer à l’étude.

Ce qu’ils ont découvert au cours de leur investigation est fort révélateur !

Tout d’abord, il y avait des traces évidentes des modifications réalisées pour répondre aux besoins de la culture de marijuana. Dans la plupart des cas, des trous dans les murs et les plafonds où passait l’équipement de ventilation pour évacuer l’excès d’humidité étaient encore bien visibles. Les panneaux électriques avaient été trafiqués et on y retrouvait des câbles et autres composantes électriques ajoutés illégalement.

Sept des douze maisons à l’étude étaient très contaminées par les moisissures qui étaient visibles sur les murs, les plafonds ou le bois. Deux maisons étaient moyennement contaminées par les moisissures et une maison seulement ne montrait aucun signe de dommages causés par l’humidité ou la moisissure.

Dans presque toutes les maisons, surtout dans les sous-sols ou dans les pièces ayant servi à la culture, les inspecteurs en bâtiment ont détecté une odeur de moisi. Cette odeur désagréable était présente dans toutes les pièces des maisons particulièrement contaminées.

Pour ce qui est de la contamination possible par des produits chimiques, les investigations n’ont pas permis de déterminer les types de produits chimiques utilisés, ni dans quelle mesure ils l’ont été. Au moment de l’investigation de la SCHL, tout l’équipement servant à la culture incluant les contenants de produits chimiques avaient été enlevés par la police.

Suite aux inspections, chaque maison a fait l’objet de recommandations particulières. Les rapports d’investigation ont décrit les problèmes liés à la sécurité et à la qualité de l’air intérieur. Dans la majorité des cas, les rénovations recommandées étaient importantes et coûteuses. Une seule fois ont-ils recommandé une démolition complète, dans le cas d’un garage qui a servi à la culture de marijuana pendant une longue période.

Dans toutes les maisons étudiées, les inspecteurs en bâtiment ont insisté sur la nécessité d’éventrer les murs du sous-sol et de toutes les autres pièces utilisées pour la culture et de s’assurer qu’il n’y a pas de moisissure dans l’isolant ni dans les cavités murales après avoir enlevé les plaques de plâtre. Ils ont recommandé d’engager des entrepreneurs spécifiquement formés pour l’élimination de la moisissure. Enfin, ils ont recommandé de procéder à des tests d’infiltrométrie pour vérifier l’intégrité de l’enveloppe du bâtiment.

Cette étude fait ressortir, entre autre, l’importance d’opter pour l’expérience et la compétence lorsque vient le temps de choisir l’inspecteur en bâtiment qui viendra effectuer l’inspection préachat de votre prochaine maison. Nos inspecteurs peuvent procéder à l’inspection complète de votre futur domicile et vous donner l’heure juste sur l’état du bâtiment.

Si vous habitez déjà une maison et que vous entretenez des doutes quant à la présence de moisissure dans votre domicile – conséquence d’une ancienne culture de cannabis ou pas – ou sur l’état de son enveloppe, nous avons le service qu’il vous faut. Que ce soit pour un test de qualité de l’air ou un essai d’infiltrométrie, faites confiance aux spécialistes de Legault-Dubois.

Source : SCHL

Saviez-vous que…

 …selon le bureau des assurances du Canada, il en coûterait en moyenne 41 000 $ pour décontaminer  une résidence ayant servi à la culture de marijuana

…la police estimait à 5 000 le nombre de maison ayant servi à la culture de cannabis au Québec en 2006

…entre 2006 et 2012, la quantité de plants de marijuana saisis pas le service de police de la ville de Montréal est passée de 36 000 à 126 000. Il est donc raisonnable de penser que les maisons de culture ont connues une croissance similaire

…aux États-Unis, l’énergie utilisée pour la culture intérieure de cannabis est suffisante pour répondre à la demande de plus 1 700 000 de foyers américains

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